Artiste atypique qui fait
entrer la performance au musée et nourrit ses chorégraphies de réflexions
politiques et philosophiques, qui introduit une porosité démocratique dans la relation
entre art et spectateur tout en contrecarrant la médiatisation et la
commercialisation de l'art, Tino Sehgal a carte blanche au Palais de Tokyo à
l'automne 2016. Focus sur un concept, et une expérience.
À
l'issue d'un parcours universitaire scindé entre la danse et l'économie
politique, Tino Sehgal a su créer un concept artistique novateur situé à la
croisée de ses domaines de prédilection. Une démarche atypique qui, depuis les
années 2000, s'est fait progressivement remarquer, l'artiste berlinois figurant
en 2007 parmi les quatre artistes sélectionnés pour le Preis der Nationalgalerie für junge Kunst. Après notamment des
expositions majeures au musée Solomon R. Guggenheim à New York et à la Tate
Gallery of Modern Art de Londres, le Lion d'or de la 55ème Biennale
de Venise lui est décerné en 2013 pour « la portée innovatrice de son
travail ». C'est au tour du Palais de Tokyo de lui donner carte blanche pour
investir la totalité de ses espaces, et succéder ainsi à Philippe Parreno. Or
Tino Sehgal a une manière bien particulière d'investir l'espace muséal, qui
remet en cause les codes de l'institution. (...)



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