25 août 2016

Tino Sehgal, un concept, une expérience - article focus pour Inferno Magazine #7

Artiste atypique qui fait entrer la performance au musée et nourrit ses chorégraphies de réflexions politiques et philosophiques, qui introduit une porosité démocratique dans la relation entre art et spectateur tout en contrecarrant la médiatisation et la commercialisation de l'art, Tino Sehgal a carte blanche au Palais de Tokyo à l'automne 2016. Focus sur un concept, et une expérience.

À l'issue d'un parcours universitaire scindé entre la danse et l'économie politique, Tino Sehgal a su créer un concept artistique novateur situé à la croisée de ses domaines de prédilection. Une démarche atypique qui, depuis les années 2000, s'est fait progressivement remarquer, l'artiste berlinois figurant en 2007 parmi les quatre artistes sélectionnés pour le Preis der Nationalgalerie für junge Kunst. Après notamment des expositions majeures au musée Solomon R. Guggenheim à New York et à la Tate Gallery of Modern Art de Londres, le Lion d'or de la 55ème Biennale de Venise lui est décerné en 2013 pour « la portée innovatrice de son travail ». C'est au tour du Palais de Tokyo de lui donner carte blanche pour investir la totalité de ses espaces, et succéder ainsi à Philippe Parreno. Or Tino Sehgal a une manière bien particulière d'investir l'espace muséal, qui remet en cause les codes de l'institution. (...)

Article paru dans la revue Inferno Magazine #7...  


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